
Le KIAÏ 気合, utilisé dans le karaté, est la concentration audible de toute l’énergie du pratiquant et ce, dans un seul et unique mouvement.
Il est utilisé pour marquer une volonté d’action.

KI
Désigne l’énergie interne, l’esprit, la volonté.

AI
Contraction du mot “AWASU” qui veut dire réunir.
Le KIAÏ n’est pas uniquement lié au karaté comme on pourrait le penser. Par exemple on retrouve celui-ci dans le iaï, le goshin-Jutsu du judo, le kyūdō ou encore le kendo.
Le KIAÏ du karaté vient du kendo.
Il est bon de savoir que dans le livre de Gichin Funakoshi « karaté- jutsu » il n’est mentionné aucun KIAÏ.
Funakoshi est installé et enseigne le karaté depuis 1922 au Meisei Juku, une pension réservée aux étudiants.
Le terrible tremblement de terre du Kantô de 1923 ayant fragilisé le bâtiment, Funakoshi demande la permission à Yasuhiro Konishi de pouvoir utiliser la salle de Kendo de l’université de Keio pendant les heures creuses. Il partagera le dojo avec Hakudo Nakayama, maître de kendo.
Les cris poussés par les kendokas ont influencé les karatékas.
Le KIAÏ est donc un cri, une extériorisation énergétique, libérant un mouvement, unissant la pensée et l’action, le corps et l’esprit.
Selon l’action et le niveau du pratiquant, le KIAÏ peut prendre des tonalités différentes, pas forcément très audible, mais il est toujours libéré spontanément, et vient du ventre « HARA » qui est le contenant de notre énergie.
La maîtrise du KIAÏ nécessite un contrôle de sa respiration et de l’abdomen. Il nous permet un meilleur travail dans les kihons, les kumités et katas.